Un vilain accroc à un pull, des bâches en plastique d'un spectacle passé, un vieux doudou qui avait perdu son rembourrage, un vieux linge de cuisine...
La société de consommation nous a malheureusement habitué à jeter, dès que c'est vieux, déchiré, abîmé, ou inutilisé. Heureusement, depuis quelques années, l'intérêt grandit pour le suprarecyclage. C'est le terme français pour "upcycling", cette approche qui consiste à revaloriser des objets ou pièces de vêtement plutôt que de jeter au rebut.
C'est un geste pour la planète, contre la "fast fashion", contre le gaspillage, et j'en ai fait une philosophie de travail comme de vie.
Dans mon atelier, je retravaille ce qui existe déjà : ce pull peut encore être porté, il suffit de masquer l'accroc par le rajout d'un motif (en concertation avec son propriétaire), ces bâches plastique deviennent vide-poches, vase à fleur, étui à lunettes, porte-monnaie (les ressources sont infinies), ce nounours avait l'air bien faible avec ses membres tout décharnés, il a repris des forces avec un nouveau rembourrage, et ce linge de cuisine a permis la confection de quelques serviettes. Rien ne se jette, il suffit de changer son regard.
Ce qui me plaît dans cette approche ? La contrainte oblige à inventer. On ne choisit pas son tissu dans un catalogue: on compose avec ce qu'on a. Et souvent, le résultat est plus singulier que tout ce qu'on aurait pu acheter.
Si vous avez dans votre armoire une pièce que vous aimez mais que vous ne portez plus, ou un vêtement qui attend une seconde vie : c'est exactement le genre de projet qui m'intéresse.
Ajouter un commentaire
Commentaires
Bravo, Dame Marie ! Tu continues à m'étonner et à me réjouir! Merci à Marie-Noëlle d'avoir tout fait pour que nos chemins se croisent ! AVE et A +
Bravo Marie !
Bel exemple de diversification créative (et tellement utile !)